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Qu’est-ce que l’estampe ?

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Cette semaine, le blog des grandes imprimeries vous propose un article sur les pratiques de l’estampe. Des techniques aux procédés photographiques les plus anciens, aperçu des multitude de possibilités qu’offre les grandes imprimeries, depuis des temps anciens jusqu’à aujourd’hui.

Cet article est extrait du site www.matrice.info

Photographie : Olivier Doual

Le mot estampe est un terme générique qui désigne une image ou un texte imprimés,

généralement sur papier, à partir d’un support gravé ou dessiné. Le terme gravure est fréquemment utilisé à tort pour désigner toute oeuvre imprimée. La fabrication d’une estampe se passe en 2 temps : la préparation de la matrice et l’impression sur papier. Certaines techniques comme la sérigraphie ou l’héliogravure nécessitent un support photosensible. Les procédés photographiques anciens et alternatifs ne font pas partie de l’estampe, ce sont toutefois des techniques artisanales de reproduction des images, qui recourent pour certains, aux matériaux de l’estampe.

Les techniques dans l’ordre alphabétique : Source: André Béguin, Dictionnaire de l’Estampe

AQUATINTE
Procédé de gravure en creux sur métal qui fait partie de la technique à l’eau-forte. Il vise à obtenir, au lieu de traits ou de taches, des creux en points plus ou moins fins et qui, par leur rapprochement et leur profondeur, donnent l’impression de teintes.
L’aquatinte s’apparente, sur le plan de l’aspect, au dessin au lavis ou à l’aquarelle. A son origine, d’ailleurs, le procédé fut nommé gravure en manière de lavis. Les creux en pointillés sont obtenus à l’aide d’un grainage, réalisé en laissant tomber sur la plaque des grains de résine ou de bitume et en cuisant ceux-ci afin qu’ils adhérent au métal, lequel, plongé dans un bain de morsure, sera creusé entre les grains; les creux donneront les teintes. Le saupoudrage du grain peut être effectué à la main ou dans une boîte à grain.

BOIS / XYLOGRAPHIE
La plus ancienne des techniques de gravure.Après avoir tracé un dessin sur une plaque de bois, on en isole les lignes en creusant autour, à l’aide d’un canif : c’est le détourage. Puis, on évide les parties qui doivent rester blanches à l’impression : c’est le champlevage, d’où le nom de gravure en champlevage exécutée sur bois, dit de fil, que l’on doit graver dans le sens des fibres.
Vers la fin du XVIIIe siècle, on mit au point une autre forme de gravure sur bois, dit de bout, exécutée sur une planche constitué de bois assemblés, très durs, formant une surface pouvant être travaillée dans tous les sens et avec le burin, ce qui permet des tailles beaucoup plus fines à la manière de la gravure sur métal.
La gravure sur bois peut être en couleur, si l’on utilise plusieurs plaques dont les parties encrées sont juxtaposées ou superposées. Dans tous les cas, l’encre – grasse depuis le milieu du XVe siècle pour la gravure occidentale, à l’eau pour la gravure à la japonaise traditionnelle – est appliquée sur le relief et le papier est pressé contre le bois encré, avec la main, un frotton, un baren, un plioir ou à l’aide d’une presse typographique.

BURIN
L’une des plus belles et des plus difficiles techniques de gravure en creux sur métal.
Elle date du XVe siècle et est issue de l’orfèvrerie, dont elle a conservé des outils.
Le principal de ceux-ci, le burin, lame de section carrée ou losange pourvue d’une manche, est poussé par la main qui le serre à l’intérieur de la paume, à la différence de la pointe sèche qui est tenue comme un crayon. Le burin doit être impeccablement aiguisé; son bout forme un biseau dont la pointe pénètre dans le métal et forme une taille plus ou moins profonde en déroulant un copeau devant celle-ci. Les tailles sont nettes et précises, mais la difficulté consiste à bien maîtriser le mouvement qui les conduit, en particulier pour les tailles en courbes, car ce n’est pas le burin qui tourne mais la plaque elle-même, souvent posée sur un coussin.
On travaille généralement sur cuivre, mais sur acier pour le timbre.
L’impression se fait sur la presse à taille-douce après encrage des creux et essuyage méticuleux des surfaces, le papier humidifié venant se gaufrer dans les tailles et se charger de l’encre. On constate au grossissement un léger relief des tailles imprimées sur le papier, qui n’est pas celui de l’encre mais celui du papier, car l’impression d’une plaque non encrée provoque le même aspect. Traditionnellement, les tailles de la gravure au burin doivent être rigoureusement parallèles et suivre le relief des formes représentées.

CARBORUNDUM
Siliciure de carbone utilisé comme abrasif et dans la technique mise au point par Henri Goetz; pour cette dernière, on fait adhérer de la poudre de Carborundum sur la plaque, afin de créer un grain susceptible de retenir l’encre à l’impression.

CLICHÉ SUR VERRE
Nommé aussi cliché-verre, cliché-glace, autographie photographique, héliotypie, cristallographie, photocalque, il s’agit d’un cliché photographique, réalisé manuellement par l’artiste sur une plaque de verre peinte en blanc et posée sur un support noir, de telle sorte que le trait gravé sur la couche de peinture fasse apparaître la ligne noire du dessin. Ce cliché est négatif et l’image est obtenue par la technique photographique classique sur papier sensible.

COLLAGRAPHIE
Assemblage de divers objets ou matières sur une plaque à l’aide d’une colle et, en particulier, de la colle de type vinylique (colle à bois), qui présente la particularité d’être très résistante, de bien supporter la pression et de sécher vite. Les planches constituées par ces collages peuvent être imprimées soit en creux soit en relief, mais elles s’apparentent plutôt aux techniques de taille-douce libres.

EAU-FORTE
L’une des grandes techniques de la gravure sur métal en creux.
Le principe consiste à protéger une plaque avec un vernis, à gratter ce vernis à l’aide d’une pointe ou d’un solvant et à attaquer ensuite les parties découvertes avec un mordant contenant un acide (l’aqua fortis des alchimistes était l’acide nitrique) ou un sel (chlorure ferrique), afin de les creuser. L’encre sera déposée dans les creux et les parties en surface seront essuyées pour l’impression, les premières correspondant aux noirs et les secondes aux blancs.

GAUFRAGE
Le gaufrage est un procédé d’impression destiné à donner à la matière imprimée des creux accentués, soit par pression de forts reliefs, soit en modelant dans des creux un papier humidifié.

HÉLIOGRAVURE
Dite souvent hélio, c’est l’une des trois grandes techniques d’impression industrielle avec la typographie et l’offset. L’héliogravure est dérivée du procédé de gravure à l’eau-forte dit aquatinte. C’est son application industrielle; elle utilise des moyens photomécaniques.

LINOGRAVURE
Dérivée de la gravure sur bois, la gravure sur linoleum a pourtant sa technique et son caractère propre. Ses effets sont beaucoup plus souples du fait de la facilité de sa taille.
On grave avec les mêmes outils que pour le bois (canif, ciseaux, gouges, échoppes diverses en U, en V ou en pointe) ou avec de petites plumes métalliques de diverses formes.

LITHOGRAPHIE
L’une des trois grandes techniques anciennes de l’estampe, avec le bois gravé et la gravure sur métal. Elle date du début du XIXe siècle.
Son principe repose sur le phénomène de la répulsion de l’eau pour l’huile et inversement.
On dessine, on écrit ou l’on peint sur une pierre avec une encre grasse qui s’accroche à celle-ci et la pénètre. Toutes les parties ainsi enduites de gras accepteront le gras de l’encre d’impression, cependant que toutes les autres parties – à condition qu’elles soient mouillées – le refuseront. Ainsi le papier pressé sur la pierre mouillée et encrée recevra l’impression de l’image tracée par le dessinateur.
Pour cette impression, il faut une certaine préparation de la pierre; d’abord avant le dessin (grainage pour le crayon, polissage pour l’encre), puis après le dessin, afin de fixer celui-ci et de rendre les parties non encrées imperméables (solution de gomme arabique et d’acide nitrique). On peut, pour les tracés courants, remplacer la pierre – qui est lourde – par le zinc et l’on peut également, pour plus de commodité, dessiner sur un papier-report, dont le tracé sera transporté sur la pierre par pression. La pierre peut encore être gravée et imprimée selon la même méthode que pour une pierre plate. l’impression aura alors un léger relief. L’offset est le dérivé de la lithographie.

MANIÈRE NOIRE
Encore nommée mezzotinte, mezzo-tinto ou gravure noire, c’est un procédé de gravure en creux sur métal, généralement sur cuivre.
Le travail s’effectue en deux temps. On commence par grainer la plaque, à l’aide d’un berceau, forte lame rainurée terminée en biseau, qui appuyée verticalement et balancée d’un côté sur l’autre, provoque une ligne en pointillés. En croisant les lignes, on obtient un grain qui, encré et imprimé, donnerait une surface toute noire. La seconde étape de la gravure consiste à supprimer le grain à certains endroits du dessin, afin de retrouver des gris et des blancs, en grattant et en repolissant le métal.
Cette technique permet d’obtenir des nuances extrêmement délicates. Le grainage est une opération qui demande de la méthode et de la patience.

MONOTYPE
Estampe dont la technique s’apparente à la peinture. Dans un premier temps, l’artiste peint sur une plaque de verre ou de métal de la même manière qu’il peindrait sur une toile. Un papier est ensuite posé sur cette peinture avant son séchage et une pression est donnée, soit manuellement, soit avec une presse. L’encre ou la peinture, en se reportant sur le papier, fournit une impression, évidemment dans le sens inverse de l’original. On n’obtient guère qu’une seule impression, d’où le nom.

OFFSET
L’une des quatre grandes techniques d’impression industrielle, avec la typographie, l’héliogravure et la sérigraphie.
Dans son principe, elle ne se distingue de la lithographie, dont elle est une adaptation mécanique, que par un dispositif qui permet le report de l’image du cliché sur un rouleau intermédiaire en caoutchouc – le blanchet – , ce dernier décalquant à son tour l’image sur le papier. Ce procédé présente l’avantage considérable de pouvoir faire une composition à l’endroit, ce qui évite l’inversion traditionnelle des caractères de la typographie. C’est une des raisons de son actuelle suprématie dans l’impression commerciale et industrielle, ne laissant plus que des miettes du marché à la typographie et ayant pratiquement supplanté l’hélio. Seule, la sérigraphie conserve son indépendance, due à des qualités tout à fait spécifiques. L’artiste utilise peu l’offset, souvent considéré comme une technique trop mécanique et commerciale; cependant, le procédé dit lithoffset, pour lequel l’artiste peint directement sur le rouleau porte-plaque, a permis des impressions d’estampes comparables à celles des zincographies.

FILMS ET PLAQUES PHOTOPOLYMERE
Les matériaux photopolymères, films et plaques photosensibles, permettent de transférer des dessins sur calque ou des impressions numériques transparentes sur une plaque par le biais d’une insolation aux UV.
Les plaques photopolymères sont prêtes à l’emploi et possèdent une gamme de gris plus nuancée.
Les films photopolymères doivent être laminés sur une plaque de cuivre (ou de plexi), ils possèdent une gamme de tons plus réduite, mais permettent des applications plus variées. On distingue les films “sans morsure” des films “avec morsure”, ces derniers sont plus résistants et permettent des morsures plus profondes.
A lire: Henri Boegh, “La Gravure Non-Toxique”

PHOTOTYPIE
Aussi nommée photocollographie et à sa naissance albertypie, du nom de son principal inventeur, ce procédé utilisé surtout à la fin du XIXe et encore au début du XXe siècle, consiste à couler sur une dalle de verre une couche de gélatine mélangée de chromate de potasse. Cette plaque préparée est ensuite exposée et lavée, ce qui fait gonfler la gélatine non impressionnée, proportionnellement à la quantité de lumière reçue. L’encrage au rouleau permet un encrage des parties en relief, les autres parties étant humidifiées et repoussant l’encre grasse.
Ce procédé, qui s’apparente à la lithographie, donnait des impressions d’une grande finesse (cartes postales, illustrations).

POCHOIR
Technique de découpe d’une feuille de zinc de 1/10 de millimètre. Le pochoir est ensuite appliqué en repérage sur le papier. Un pochoir est mesuré pour chaque couleur ou chaque ton. La couleur, aquarelle, encre de Chine ou lavis, est appliquée au moyen d’une brosse.

POINTE SÈCHE
Technique de gravure en creux sur métal, pratiquée le plus souvent sur cuivre, mais qui convient aussi très bien pour l’acier.
On travaille avec une pointe sèche, lame en acier dur très soigneusement affûtée, dont il existe plusieurs modèles selon les tailles que l’on désire obtenir. On dessine sur la plaque comme avec un crayon sur du papier, avec cette réserve que l’on doit entamer le métal plus ou moins profondément.
L’outil, en creusant, laisse, de part et d’autre du trait, des petits bourrelets, les barbes. Celles-ci peuvent être supprimées ou conservées; dans ce dernier cas, le trait ressortira à l’impression légèrement baveux, car l’encre s’accrochera aux barbes. Les barbes rendent la gravure assez fragile, car, au bout de plusieurs impressions, elles tendront à s’aplatir, ce qui changera l’aspect de la planche.
Pour éviter ce tassement, on renforce le cuivre gravé à la pointe sèche par l’aciérage, dépôt d’une mince pellicule de fer à sa surface.

GRAVURE AU SUCRE
Avec de l’encre de Chine saturée de sucre, on peint sur une plaque de métal dégraissé.
Après séchage de cette application, on vernit la surface de la plaque. Le vernis étant sec, la plaque est plongée dans un bain d’eau et le sucre, humidifié, fait alors sauter le vernis aux endroits peints, laissant le métal à nu, prêt à être mordu.

GRAVURE AU SEL
Du sel est saupoudré sur du vernis frais afin de se trouver enfermé sous celui-ci.
Après séchage du vernis, la plaque est immergée. Le sel, humidifié, fait sauter le vernis et met le cuivre à nu sous forme d’un piquetage irrégulier.

SÉRIGRAPHIE
Méthode d’impression dérivant du pochoir.
L’élément d’impression est un écran constitué d’un cadre en bois ou en métal, tendu d’un tissu qui était primitivement en soie, d’où le nom de sérigraphie, et qui est maintenant en tissu synthétique ou, parfois mais rarement, métallique. Le principe consiste à laisser libres certaines parties des mailles du tissu et à obstruer les autres afin que l’encre ne traverse l’écran qu’aux endroits qui correspondent à l’image. L’écran est placé sur une table ou base d’impression et se soulève, afin que l’on puisse placer et retirer le papier, celui-ci étant placé contre les taquets pour que les marges soient toujours semblables.
L’image peut être réalisée soit manuellement, soit par les méthodes photographiques après sensibilisation de l’écran.
Lors de l’impression, l’encre est placée en haut de l’écran qui constitue une cuvette, l’écran est abaissé et l’encre est raclée à la surface du tissu, à l’aide d’une racle ou raclette, de sorte qu’elle est obligée de traverser les endroits ouverts du tissu et qu’elle vient s’imprimer sur le support. L’écran est ensuite relevé, le papier retiré, une autre feuille placée, etc.
Pour la préparation de l’écran, on emploie le bouche-pores, afin de boucher les mailles ou des films adhésifs. Lorsque l’impression est entièrement terminée, on lave l’écran afin de le récupérer pour une autre préparation.

TYPOGRAPHIE
La première des grandes techniques d’impression (milieu du XVe siècle).
Son principe est l’encrage de la surface en relief de l’élément d’impression, soit forme avec ses caractères mobiles, soit planche de bois gravée en relief, soit cliché en métal au trait ou en similigravure.

VERNIS MOU / MANIERE DE CRAYON
Procédé de gravure en creux sur métal destiné à donner, à l’impression, l’aspect d’un dessin au crayon. Il se pratique à l’aide de roulettes à grains qui entament le métal sous forme de petits points plus ou moins réguliers.
Le procédé au vernis mou permet aussi de se rapprocher du caractère du crayon. Dans ce cas, la plaque, enduite d’un vernis dont la composition le maintient dans un état de mollesse relative, est recouverte d’un papier sur lequel on dessine avec un crayon. La pression de la mine faisant adhérer le vernis mou au verso du papier, le métal est mis à nu à l’endroit du dessin; il ne reste plus qu’à le mordre.

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PROCEDES PHOTOGRAPHIQUES ANCIENS ET ALTERNATIFS
Il existe environ 1500 procédés, voici les plus connus, décrits brièvement :

Ambrotype / Collodion humide
L’ambrotype est un négatif sur plaque de verre au collodion humide. Ce produit est un vernis sirupeux obtenu par dilution d’un explosif puissant appelé le coton-poudre, dans un mélange d’éther et d’alcool.
L’image négative posée sur un fond sombre, ou recouverte d’un vernis sombre apparaît alors positive et ne présente pas le phénomène de miroitement du daguerréotype. L’image est non reproductible.

Bromoil / Oléobromie
La photographie est tirée sur un papier bromure aux sels d’argent selon le traitement classique (révélateur, bain d’arrêt, fixage, lavage). Elle est ensuite blanchie (l’image argentique est effacée). Placée dans l’eau tiède pour faire gonfler l’émulsion, les parties claires absorbent de l’eau plus que les parties noires. Un léger relief apparaît à la surface du papier. Après essorage, une encre d’imprimerie est appliquée au pinceau. L’eau des parties blanches repousse l’encre, excepté dans les noirs de l’image. Une image à l’encre typographique remplace l’image argentique. L’oléobromie est l’un des rares procédés qui se travaille en lumière du jour.

Calotype
Inventé en 1840 par  William Henri Fox Talbot, le calotype est l’un des premiers procédés photographique. Il s’agit d’un négatif sur papier.
Pour créer un calotype, on étale sur une feuille de papier d’une part une solution d’iodure d’argent puis, d’autre part, après séchage, une solution composée de nitrate d’argent, d’acide gallique et d’acide acétique. Après l’exposition, l’image est développée avec une solution de gallo-nitrate d’argent, puis fixée.

Cyanotype
Ce procédé de tirage très économique et facile à mettre en œuvre a été inventé par l’astronome anglais John Herschel en 1842. Une feuille de papier ordinaire est badigeonnée d’un mélange de citrate de fer ammoniacal et de ferricyanure de potassium. Lors de l’exposition aux UV par contact sous un négatif, l’image devient bleue. Une fois lavés à l’eau courante, les sels non impressionnés sont dissous et l’image est fixée.

Daguerréotype
Mis au point par Louis Daguerre en 1835, le daguerréotype est un positif direct, non reproductible. Il est constitué d’une plaque, généralement en cuivre, polie comme un miroir, recouverte d’une couche d’argent. Cette plaque est sensibilisée à la lumière en l’exposant à des vapeurs d’iode qui, en se combinant à l’argent, produisent de l’iodure d’argent photosensible.
Le développement de l’image est effectué en plaçant la plaque exposée au-dessus d’un récipient de mercure légèrement chauffé.

Gomme bichromatée
Une émulsion composée de gomme arabique et de bichromate de potassium additionnée de pigments, de gouache ou d’aquarelle est appliquée sur une feuille de papier. Exposé sous un négatif aux UV, le papier est ensuite dépouillé dans de l’eau. Les pigments non exposés à la lumière tombent au fond de la cuvette, laissant apparaître l’image seule. Ce procédé à image apparente permet de contrôler l’exposition de l’image au fur et à mesure.

Papier salé
Un papier ordinaire est imprégné d’une solution salée (chlorure de sodium), puis séché et sensibilisé avec du nitrate d’argent. Le chlorure de sodium forme au contact du nitrate d’argent du chlorure d’argent sensible à la lumière et qui noircit lorsqu’il est exposé à la lumière. Le papier salé est dit “à noircissement direct”. Exposé derrière un négatif, l’image apparaît. Ce papier se fixe dans un bain d’hyposulfite.

Platine/Palladium
On prépare une solution photosensible contenant des sels de platine et de palladium, mélangés à de l’oxalate ferrique. La solution est étendue sur un papier d’art sélectionné avec soin. Une fois le papier séché, on expose un négatif par contact.  Le papier est ensuite plongé dans un révélateur qui va achever de réduire les sels métalliques en métaux purs. L’image est ensuite clarifiée dans des bains la débarrassant des composés photosensibles restants, puis l’épreuve est longuement lavée à l’eau pour ne laisser dans le papier que des métaux à l’état pur, le platine et le palladium.

Sténopé
Le sténopé est un dispositif optique dérivé de la camera obscura. Il se présente sous la forme d’une boîte dont l’une des faces est percée d’un trou minuscule qui laisse entrer la lumière. Sur la surface opposée à cette ouverture vient se former l’image inversée de la réalité, que l’on peut capturer sur un support photosensible, tel que du papier ou du film photographique.

Tirage au charbon
Une feuille de papier est enduite d’une couche de gélatine contenant du bichromate de potassium et du noir de carbone. Après séchage, elle est insolée par contact derrière un négatif.
Il existe deux techniques de tirage au charbon. L’une dite charbon direct, consistant à utiliser un papier texturé assurant la cohésion au support lors du dépouillement et l’autre dite charbon transfert, consistant à transférer après exposition la couche image humidifiée en l’appliquant sur un nouveau support. L’image se forme en relief, à partir de couches plus ou moins épaisses de gélatine pigmentée.

2 commentaires

  1. LV says

    A la recherche d’informations pour un exposé tenant sur l’imprimerie et tout son périmètre, je tiens à vous remercier pour ce bel article expliquant avec brillo ce qu’est l’estampe. Tout est clair pour moi (presque mieux que le cours), j’en ai même appris davantage ! Merci bien.
    http://cliccalixa.com/imprimerie.html

    • Alice.C says

      Merci beaucoup pour votre commentaire ! C’est un grand plaisir si notre article a pu vous être utile, vous aider dans vos recherches et nous l’espérons vous transmettre encore plus de passion pour ce magnifique domaine qu’est l’imprimerie. N’hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun article de notre blog !

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